NO REMORSE, NO REGRET (OBEY)

Image 1&2: « OBEY » Shepard Fairey, Place Stalingrad, Paris le 1 novembre 2011.

Images 4, 5, 6: Site commercial de Shepard Fairey « OBEYCLOTHING »
Image 7: Shepard Fairey dans son atelier. »article-quelques-artistes-majeurs-du-street-art »

Shepard Fairey fait partie de ces artistes issus de la culture street-art starisés par leur attitude rebelle. Attitude qui lui a permis d’ouvrir une boutique lucrative. Mais où est l’artiste? Dans cette image « d’atelier » avec toile posée sur chevalet et palette (de bombes) au mur?
Alors que s’apprête à disparaître un des très rares OBEY collé sur les murs de Paris, la question se pose à nouveau du statut de ces artistes labellisés et « bankables ». On attend d’ailleurs la réaction d’un collectionneur, galeriste, musée prêt à s’insurger sur la disparition d’une telle œuvre qualifiée naguère de vandalisme (à l’instar d’un Banksy)…
Pas de remords, pas de regrets donc comme le dit si bien Fairey sur un de ses tee-shirts (37 dollards tout de même) mais une affection particulière pour cette tête que je croisais tous les matins depuis son apparition et qui me rappelle ce moment particulier ou j’ai pensé que cette culture allait recouvrir les rues de sa poésie et de sa liberté, un message sans contre-parti. Il y aura toujours un Fairey ou un Bansky, bien sur, mais aura-t-on toujours le même regard sur eux?

Un billet récent sur l’excellent blog de Etienne Mineur vient rappeler les affinités (là on parle d’emprunt) qui inscrivent le personnage de Obey dans une lignée d’artiste critique à l’encontre de la société de consommation américaine, en l’occurence John Carpenter mais on pourrait aussi citer Barbara Kruger. Vu le développement de son « œuvre » (via sa boutique) la coïncidence devient troublante voir dérangeante.

Je suis en train de (re)voir l’intégral de John Carpenter (surtout les films des années 70 et 80 comme Dark Star, Assaut, The Fog, New York 1997, The Thing…) et hier soir j’ai revu avec une grande joie They Live datant de 1988 et je n’avais jamais autant vu les relations entre ce film et les travaux de monsieur Shepard Fairey.

2 Responses to “NO REMORSE, NO REGRET (OBEY)”

  1. [...] NO REMORSE, NO REGRET (OBEY) [...]

  2. [...] Le Time, devant la difficulté, a préféré donner le choix de son image à un street-artist reconnu, un représentant « légitime » aux yeux de l’hebdomadaire pour porter la cause des « anti » : Shepard Fairey. Celui-ci, en détournant Orwell et Carpenter, s’est fait connaitre des milieux artistiques avec son personnage OBEY puis il a connu une gloire internationale en signant l’image phare de la campagne Obama en 2008. Depuis, il a ouvert une boutique et livre régulièrement des variantes (en T-shirts, blousons, posters…) autour de son personnage. (A lire sur Le Graft) [...]

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