Mode d’emploi du G/CRAFT

mars 24th, 2010

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Wade Guyton, objet anxieux

avril 16th, 2014

Wade Guyton
26 avril – 7 juin 2008

Pour accompagner cette très troublante exposition à la galerie Chantal Croussel il faut prendre le temps de réécouter / revoir comme un effet doppler du même type que celui que propose l’exposition (Wade Guyton « refait » l’exposition de 2008) le curieux « Une peinture parlée » initié par le Nouveau Festival au Centre Pompidou et ici consacré à Guyton par la voix de Vincent Pécoil (où comment les mots viennent revêtir une oeuvre, la nourrir et s’en nourrir pour donner à voir une pratique)

ici, PEINTURE PARLEE – WADE GUYTON, UNTITLED (2008) en 2009

Des critiques d’art, conservateurs ou artistes sont invités à choisir chaque jour une œuvre picturale qui leur semble emblématique de la peinture actuelle. Vincent Pécoil présente l’oeuvre de Wade Guyton, Untitled, (2008), impression jet d’encre Epson Ultrachrome sur toile de lin, 213.4 x 175.3 x 3.75 cm, collection Chantal Crousel, Paris. 14h, Galerie sud.

dont je retiens l’idée suivante: « C’est parce que le projet formaliste destiné aux images imaginé dans le programme des avants garde (intégrer l’art et la vie) a été réalisé in fine par les industries culturelles et les média de communication de masse que le projet de revenir à l’abstraction de wade Guyton par les moyens même de la production d’images en série (l’imprimante jet d’encre) trouve sa pertinence. C’est l’abstraction à l’ère de l’imagerie digitale. Une peinture anxieuse qui agglomère une bibliothèque universelle d’images jusqu’au monochrome mais encore présentent en creux. Ni peinture, ni image, ni production méchanique: des objets anxieux. »

A voir absoluement à la galerie Chantal Croussel, jusqu’au 19 avril 2014

For his second solo show at Galerie Chantal Crousel, Wade Guyton returns to his exhibition six years ago. Using the same digital file to make ten black paintings in 2008, he makes ten more. The printer is an Epson 9900, the model that replaced the Epson 9600. The ink is now UltraChrome with Vivid Magenta Technology™.

HCB

mars 14th, 2014

PESTIFERES

novembre 3rd, 2013

Image: Jacques-Louis David, Drawing of Pestiférés, 1780. Etude pour « Saint Roch intercédant la Vierge pour les malades de la peste », 1781

« Singe, esclave, indépendantiste… Christiane Taubira cible de toutes les droites« , Le HuffPost, Par Geoffroy Clavel

L’article du huffingtonpost date du 18 octobre, une semaine plus tard, le 25 octobre une dizaine d’enfants (et pas que « une fillette ») faisait de l’escalade des propos racistes en France une ascension bien trop facile. Jusqu’à quand? jusqu’où? Des propos de soutien, des compte-rendus par des journalistes exigeants qui font leur travail, quelques chroniques échauffées voir brûlantes comme celle de François Morel sur Inter et la violence s’étale, apparaît encore ailleurs. Elle est dans les commentaires de réactions à ces articles, chroniques, vidéos… Des commentaires lâchés sans impunités. La loi doit protèger les plus démunis et sanctionner ces propos qui cassent la cohésion sociale nous dit en réponse et avec beaucoup de fermeté Christiane Taubira.
Et nous? Pas de mobilisation, pas de geste de soutien collectif et public, pas de contre proposition à cette violence… Je prends ma part de ce nous…

On ne peut rentrer en dialogue avec les gens qui professent ces injures nous dit encore Christiane Taubira. Pourtant il faut bien dire ou montrer au risque de ne laisser toute la place qu’aux images violentes, stigmatisantes qui s’affichent sur le net.

J’ai choisi ce dessin de David parce que dans le tableau dont il est une étude, ce pestiféré nous regarde droit dans les yeux en nous renvoyant avec beaucoup de dignité sa part inaliénable d’humanité. Son regard est le rempart contre lequel se brise la violence criarde des images folles.

« Taubira face au racisme: silence on coule« , PAR HUBERT HUERTAS

RIEN RIEN RIEN

septembre 28th, 2013

Image: RIEN RIEN RIEN, Toulouse, place de la Patte d’Oie, 2011. Commons Wikimedia.


Après avoir médité six longues années sur le mot « rien », qui se prononce wu en Chine et mu au Japon, l’honorable Wu-Men Hui K’ai (1183-1260) écrivit enfin ce poème, qui clôt définitivement la question:




                                                                                Rien, rien, rien, rien, rien
                                                                                Rien, rien, rien, rien, rien
                                                                                Rien, rien, rien, rien, rien
                                                                                Rien, rien, rien, rien, rien




Henri Brunel, « Le moustique », édition Librio,Spiritualité 2003

ARRIERE GOUT

septembre 3rd, 2013


Image 1: publicité 4X3 « Pelforth, Luttons pour le vrai goût » Paris, août 2013
Image 2: « Raising the Flag on Iwo Jima », Joe Rosenthal / The Associated Press
Image 3: Chope « Relèvement du drapeau sur Iwo Jima »

Mélangez une accroche « militante » avec une image historique de propagande militaire à peine camouflée (il s’est avéré que la mise en scène de la photographie originale faites en pleine seconde guerre mondiale a en grande partie relancé l’effort de guerre aux Etats-Unis, « the right picture that win or loose the war » cf. Flags Of Our Fathers de Clint Eastwood) ajoutez une bière en pleine campagne de promotion dans la fin de la torpeur de l’été et vous obtenez un cocktail d’un goût douteux quoi qu’en dise la réclame « Luttons pour le vrai goût ».

On se pince et on cherche le second degré pour se persuader que le team de créatifs concerné nous fait une grosse farce avec ce collage idéologiquement indigeste, mais pas sûr… Peut-être que si Pelforth avait pousser la blague jusqu’au mug…

Santé!




La Marianne du président

juillet 18th, 2013

Un nouveau timbre-poste à l’effigie de Marianne tente de rafraichir l’image du président Hollande.

En annoncant le 14 juillet dans les salons de L’Elysée (lire ici l’article du Figaro) le lancement de ce nouveau timbre « Marianne et la jeunesse » (Le jeune: « Un timbre c’est quoi?… un courrier? du papier? hein? il faut coller sa salive dessus…), le président a choisi d’adresser un « message fort » aux jeunes français: «la jeunesse est la priorité de mon mandat et ce timbre en est l’illustration». Conséquence…

A lire dans la partie blog du greffon, ICI


TOILET PAPER LEGREFFON

juillet 17th, 2013

UN greffon dont on peut rêver…




Image et video: campagne Kenzo, FW 2013 par Toilet Paper

Cattelan… fait de la pub.

Donc, en attendant une greffe Toilet paper legreffon , aller de ce pas lire l’article de Hugo Vitrani, l’entretien avec Maurizio Cattelan, et regarder le portfolio sur Médiapart: lien Cattelan, l’artiste «qui danse sur la frontière»

Saveurs fruits rouges, le goût du plaisir

juillet 1st, 2013




Image: « Saveurs fruits rouges, le goût du plaisir », publicités 4X3, Paris, Juin 2013.


Saveurs fruits rouges, le goût du plaisir, où est le mal?

Un greffon qui laisse s’exprimer l’inconscient publicitaire: A ma gauche, le beau phallus bouteille entre ses deux couilles de verre, à ma droite l’éjac face avec le léchage de babine et l’oeil gourmand…

Ces publicités enfin osent franchir le pas et nous adressent un message explicite! mais que font ces messieurs les censeurs?

Un complément de programme sur la vertu en image à lire sur le blog de Agnès Giard « Les 400 culs »: Ados et porno : où est le mal ?

« De quoi la «protection de l’enfance» est-elle le nom ? D’une censure morale visant à diaboliser les images explicites (nudité, pénétration) coupables selon certains d’exercer une influence néfaste sur ces êtres fragiles que sont les mineurs. De l’épanouissement des «mineurs» en réalité, les puritains se fichent comme d’une guigne. S’ils s’en préoccupaient, ils sauraient que ce qui perturbe les enfants c’est le spectacle de la violence ou pire encore l’humiliation à laquelle on soumet leurs premières tentatives d’aimer leur corps et d’en tirer du plaisir…  »

Meme (pas mal)

juin 21st, 2013

Image: « Il Palazzo Enciclopedico », Pavillon international, Biennale de Venise 2013
video: lien Biennale Remise du Lion d’or à l’artiste Tino Seghal, Venise 2013

Cette année, le Lion d’or de la Biennale de Venise a été attribué à un artiste singulier quoique très présent depuis 2 ou 3 ans sur la scène artistique internationale, Tino Seghal. Mais ce prix ne lui est pas décerné sans raisons. Pour preuve, à mon sens, la performance « This Variation » à la dernière dOCUMENTA qui restera comme le moment fort de cette édition (lire à ce propos l’article du Guardian « A piece of performance art set in darkness made me see the light » par A.Searle)
Artiste singulier parce que sans oeuvres ou dites immatérielles. Son travail consiste à mettre en scène des « performeurs », danseurs, chanteurs, acteurs, (mais aussi historiens, philosophes…) professionnels ou non dans des protocoles dont nous n’avons pas les clés mais qui nous apparaissent doucement pourvu qu’on y prenne le temps.

Seghal impose aussi certaines règles aux visiteurs: celui de ne pas enregistrer, filmer, photographier la performance. Cette place accordée au temps de l’expérience fait partie intégrante de l’œuvre. On peut s’en passer mais d’être ainsi soulagé du souvenir de pixels joue en faveur du moment présent et la trace n’en reste que plus sensible puisqu’il faut travailler son souvenir. Et de toutes les façons une image ne peut que décevoir l’autre qui regarde au regard de ce qu’on a vécu. (bien entendu je m’empresse de faire l’inverse avec la photo en tête de ce billet…)

Il est donc assez gênant de voir, lors de la remise de son trophée à Venise, Seghal se faire prendre au jeu du Mème (après Hollande, Sarkozy…), un phénomène on ne peut plus associé à la culture de l’image numérique (communicante, joueuse, relationnelle et surtout jouant sur l’instant), celle-là justement qu’il tente de tenir à distance de son travail!!

Photographié dans une pose d’artiste guindé et gêné… La caricature de l’Ârtiste contemporain en somme. C’est drôle mais méchant… dotant plus que son petit discours à découvrir dans la vidéo n’est pas si mal pour comprendre sa position par rapport à la production artistique actuelle (un peu trop romantique pour ses interprètes « breathing for you » et un peu flou sur le contrat (financier, droit d’auteur) qui les lie). je suis sensible à l’image de la personne sur ses genoux, en effet quand se retrouve-t-on dans les cultures occidentales sur les genoux? rarement…

A la fin la parole à l’artiste: « images are not so fare away from a stone »… Tino Seghal.
Parole Zen certainement, en tout cas à méditer. Personnellement j’aime bien l’image…


CRU / DISASTER

mai 27th, 2013




Image: Liza Lou, « The Damned » 2004. Exposition « DISASTER / The End of Days » Galerie Thaddeus Ropac / Pantin.