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Image 1: Médiapart, Guéant le barbare 09 février 2012. Par Edwy Plenel Lien
Image 2: Lyle Ashton Harrisen collaboration avec Renee Cox, Venus Hottentot 1994, Collection privée © photo Lyle Ashton Harris in: Médiapart, Jean-Luc Bonniol : «L’identité « brimée » des Guadeloupéens»
27 février 2009. Par Sylvain Bourmeau
« Où veux-je en venir ? » demande Césaire dans son Discours, qui fut provoqué par la benoîte affirmation chez certains intellectuels français de la « supériorité incontestable de la civilisation occidentale ». « A cette idée, répond-il : que nul ne colonise innocemment, que nul non plus ne colonise impunément ; qu’une nation qui colonise, qu’une civilisation qui justifie la colonisation – donc la force – est déjà une civilisation malade, une civilisation moralement atteinte, qui, irrésistiblement, de conséquence en conséquence, de reniement en reniement, appelle son Hitler, je veux dire son châtiment. Colonisation : tête de pont dans une civilisation de la barbarie d’où, à n’importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. » Extrait de l’article de Edwy Plenel

image: exposition Quai Branly, « L’invention du sauvage« . Lien
Image: Saddam Hussein et Jacques Chirac, Carnaval Tropical de Paris. juillet 2009.
Le greffon a été invité par foncommun – organe de presse problématique *, a participé au numero intitulé:
Pendant la campagne électorale de la présidence de la république française,
(Pour en savoir plus sur l’originalité de fondcommun, lire plus bas et sur le numéro en cours vous pouvez le feuilleter sur écran ICI)
et c’est sous cet intitulé qu’ai organisé la première sortie officielle du numéro, le samedi 11 février 2012, à Grenoble, au Train Fantôme [23 avenue de Vizille, 38000 Grenoble, France] avec des propositions / interventions de :
Stéphane Le Mercier, François Deck, Tito Gascuel, Les Instants Vidéo, Ici-Même [Gr.], et la rédaction de fondcommun
Ouverture des portes à 16 heures / début des interventions 18h.
Cette rencontre est organisée à l’invitation d’Ici-Même [Gr.],
dans le cadre de la proposition : « J‘ai [dû faire] une bêtise, j’ai heurté un rocher… »
PLus d’information sur Ici-même et le programme complet du train-fantôme ICI
*
la revue fondcommun est une espèce « hors-norme » de journal — entre la revue d’artistes et le gratuit urbain. Il est constitué de propositions problématiques, dans leurs formalisations, leurs processus de
création, leurs contenus et dans le fait de les rendre publics. Une écriture de pages « artistiques » directes,
manifestes, ambiguës et complexes. Il est actuellement tiré à 5 000 exemplaires.
Nous travaillons sur le principe d’une proposition d’un « artiste » par page et sur une variété de
médiums et de disciplines (photographie, art graphique, dessin, poésie, littérature, philosophie, pamphlet, détournement, document, publicité…). Nous cherchons à faire de cette revue une œuvre collective et
inédite. Nous affirmons qu’in-former, c’est d’abord produire une forme. Cette forme cherche de nouveaux
usages en dehors de ceux institués par les mondes de l’art, de la politique, du commerce, du spectacle, de la
finance et des médias — de nouveaux usages, en devenir.
fondcommun veut s’immiscer dans des lieux de vie quotidienne où l’on est amené à attendre, à prendre,
perdre son temps. Nous cherchons à concrétiser un réseau de diffusion, dont les protocoles sont le prêt, la
consultation, la reproduction et la circulation. fondcommun est diffusé gratuitement dans toutes sortes de
lieux publics et privés en France et ailleurs, comme des bars, restaurants, lieux associatifs, galerie d’art, salle
d’attente de médecin, des bibliothèques etc.

Image 1: « Tropicana project », Greyworld pour Tropicana, 23 janvier 2012, PROMOTION
Image 2: « The Weather project » Olafur Eliasson, 16 October 2003 – 21 March 2004 Turbine Hall, Tate Modern FREE
La marque TROPICANA considère que le soleil est un jus d’orange apte « to change things for the better »


Image 1: « The Weather project » Olafur Eliasson, Tate Modern
Image 2: « Tropicana project », Greyworld pour Tropicana
« En 2004, sous le titre The Weather Project Eliason a placé un grand soleil à l’Est du Hall de la Tate Modern. Soleil qui irradie une lumière suffisante pour que les visages des spectateurs soient éclairés dans tout l’espace. Par ailleurs le plafond de ce lieu immense a été entièrement couvert de miroirs. Enfin une brume est diffusée dans tout l’espace cachant le soleil et lui donnant un halo de mystère. Il s’agit donc dans un site dédié à l’art d’une reconstitution d’un élément de la nature, mais aussi d’une reconstitution des sentiments que ces phénomènes : couchers ou levers du soleil suscitent chez le spectateur, notamment dans la façon dont ils ont été exprimés par les peintres. Ce qui est extraordinaire c’est la réaction du public et j’ignore si elle était prévue. Le hall de la Tate Modern est devenu un immense terrain de jeu et de méditation. Certaines personnes s’arrêtent et contemplent l’effet comme ils le feraient dans la nature, d’autres se couchent par terre en groupes et jouent avec les miroirs en essayant de créer des formes ou des lettres que l’on peut lire au plafond. » extrait du blog « L’art en jeu« .
En 2012, la marque de jus d’orange « Tropicana » détourne grâce à la complicité d’artistes spécialisés dans l’évènementiel « Greyworld », le projet initiale de Eliasson pour donner aux Londoniens (de Trafalgar Square tout de même) l’occasion de « bien commencer la journée ». Soit une instrumentalisation de l’expérience gracieuse et généreuse de la Tate (les réactions des visiteurs allongés sur le sol du Hall l’attestent) pour un réflexe très web 2.0: de fait, en 212 ce sont les appareils numériques divers qui ont été les vecteurs principaux de l’expérience, pas les « visiteurs ».


Chez Tropicana, tout avait été prévu pour « faire image »: les chaises-longue logo-typées, les jeunes filles en maillot de bain et les lunettes de soleil… jusqu’au making off de la performance forcément titanesque (« L’agence a réalisé une structure ronde de 2,5 tonnes, avec une puissance de 210 000 watts, qu’elle a fixé lundi dernier près de Trafalgar Square. L’illusion était parfaite : les londoniens sont restés bouches bées devant ce puits de lumière actif dès l’aube. L’opération n’a duré que 24h, mais a permis à certains de bien démarrer leur journée. » citation DOC News).
La publicité a trop vouloir se frotter à certaines œuvres d’artistes continue de confondre expérience de l’image et instrumentalisation d’un discours. Ici, le jeu apparaît trop grossier et réchauffé (2004, soit 8 ans) pour ne pas être gentiment moqué…



La construction d’un regard et …son actualité
Image 1: Exposition « l’invention du sauvage » au Quai Branly.
« Masque-cagoule représentant un homme noir », Textile, cheveux, pigments, années 20.
Image 2: publicité Craquotte « Pour l’aimer faut la tester », Paris 2010.
Image:
Retrospective Stefan Sagmeister, Musée des arts décoratifs Paris. « Another exhibit about promotion and sales material. »
Revue de phoographie EXIT, « Sens of humor »
Catalogue retrospectif Ubi Fluxus, ibi motus, Visible Language.
Equation:
promotion + sens of humor + Zen = what will be

Image 1: « Experience Equinox« , « For over 20 years, Equinox fitness clubs have provided an unparalleled member experience, setting new standards from personal training to group fitness to rejuvenating wellness treatments. The results are extraordinary. »
Image 2: CCP Games presents a future vision of EVE: where your choices always have an impact…and consequences.
A quoi reconnait-on, au point de faire la Une du Time Magazine, un PROTESTATAIRE?
(suite et fin du billet PROTESTER or LOOTER à lire sur le blog)
The « person of the year » is a young woman, white, american. She costs 60$ and she is sold out.
Surprise, l’icône de Shepard Fairey a bien une identité, Sarah Mason et elle co-signe les posters réalisés à partir de sa photo par Ted Soqui / Corbis et retravaillée par Fairey , avec un pourcentage?
Pour accompagner ce plongeon, je vous donne rendez-vous au Petit bain !
pour un concert de congopunQ
Improvisation et performance, punk et dada, c’est tout ce que le greffon vous souhaite: embrasser l’inconnu, changer de perspective, lier le sans rapport, oser l’hybridation…
Un dernier (avant demain) conseil d’exposition à ne pas rater
A la Maison Rouge jusqu’a dimanche prochain « Mémoires du futur », une exposition de circonstance.
Cabinet de Curiosités liant chronos, thanatos, eros. le greffon pourrait y passer ses jours et ses nuits…
Une recommandation
Regardez vous dans le miroir, nous sommes tous singuliers, bizarres nous dit Seth Godin « We Are All Weird »
Plaidoyer pour la différence, les obsessions particulières, exit le NORMAL, exit le MARKETING de MASSE, votre singularité vous poussera à triompher de vos hésitations! et puis le type de la couverture à une tête de Docteur Kong (la moitié de congopunQ … )
